Comment présenter votre manuscrit à une maison d’édition ?


Aide & Conseils, Maison d'Édition / samedi, juillet 21st, 2018

Vous êtes à présent avec votre manuscrit terminé entre les mains. Déjà, félicitations ! Vous avez enfin terminé, peaufiné, bouclé votre roman. Vous pouvez être fiers.
Oui, mais voilà… Vous voulez le publier et vous avez pris votre décision : ce sera en maison d’édition et pas en auto-édition (articles à venir). Comment le présenter pour qu’il soit retenu, et mieux, qu’il soit publié ? La Plume Encrée vous livre quelques conseils !

On ne le répétera jamais assez, un manuscrit dont la forme laisse à désirer sera placé à la poubelle. Oui, la maison d’édition corrigera le manuscrit auprès de correcteurs. S’il est sélectionné après un premier passage en comité de lecture, et un deuxième auprès des éditeurs et assistants d’édition. Et que dit un manuscrit rempli de fautes ? Que vous ne l’avez pas assez travaillé.
Un roman corrigé est bien plus agréable à lire. Certes, il peut y demeurer quelques coquilles, c’est normal, c’est humain. Mais les lecteurs du comité y sont généralement très sensibles, et refuseront votre manuscrit, malgré sa qualité.

Pour cela, vous pouvez le corriger seul. Mais il est très fréquent qu’on ne voie plus les fautes après des mois à travailler dessus. Un ami, une connaissance, des bêta-lecteurs peuvent vous y aider. On vous recommandera également un lecteur-correcteur professionnel, nous pouvons d’ailleurs vous y aider (voir Nos Prestations). Il ne laissera rien passer et vous permettra d’obtenir des conseils sur le fond également.

Vous avez suivi les conseils donnés par nos articles sur les idées reçues sur l’édition (première partie, deuxième partie). Vous avez bien évidemment sélectionné sur le volet les maisons d’édition qui pourraient publier votre manuscrit. Super !
Maintenant, la deuxième étape : lisez les consignes données par les maisons d’édition. Certaines demandent une lettre de présentation (sorte de CV d’auteur), un synopsis (article à venir sur Comment rédiger un synopsis), et une mise en page parfois précisée. Sinon, il vaut mieux respecter le classique : police lisible (Arial, Times New Roman, Cambria) en taille 12, interligne 1,5 avec des marges de 2cm le tout en noir. N’oubliez pas également de respecter le format demandé, certains demandent en Word pour pouvoir l’anonymer, d’autres en PDF directement.

Bon, tout est quasiment prêt. Vérifiez maintenant les modalités d’envoi : courrier ou e-mail ? La plupart demandent à présent un envoi par mail, pour conserver nos belles forêts. D’autres maisons d’édition restent sur le papier. Attention, si vous ne respectez pas cette consigne, votre manuscrit ne sera pas étudié.
Si vous envoyez par mail, soignez donc votre envoi ! L’objet, tout d’abord. S’il n’y a pas de précisions, restez sobre et évitez les « le meilleur roman de l’année, futur best-seller !« , mais plutôt un « Soumission Manuscrit – Nom de votre manuscrit« . Ensuite, dans le corps du texte, soyez simple, soyez clair et concis… Mais écrivez quelque chose ! Cela arrive très fréquemment que les auteurs n’envoient que leur manuscrit avec les pièces demandées et rien d’autre. On ne vous demande pas une lettre de motivation, mais juste un petit mot.

« Bonjour,
Veuillez trouver ci-joint mon manuscrit intitulé « Nom de votre manuscrit ». C’est un thriller/roman d’amour/roman fantastique.
Merci de l’attention portée à mon manuscrit,
Cordialement ».

Ça suffit largement, et c’est bien plus agréable pour les éditeurs qu’un envoi non personnalisé.
Par courrier, une petite lettre sera également appréciée. Et surtout, n’oubliez pas : votre manuscrit doit être tapuscrit (tapé par ordinateur), et n’envoyez pas l’original : gardez toujours une copie (sur ordinateur) au cas où il serait détruit par la maison d’édition.

Ça y’est, enfin, votre manuscrit est parti vers les maisons d’édition. Soulagement. Puis l’attente. La plupart des maisons d’édition vous enverront un accusé de réception, avec parfois un délai d’attente. D’un mois à 1 an, tout est possible. Et là, le plus dur arrive…
Mais… patienter n’est pas chose aisée, on le sait ! Vous pouvez tout à fait relancer l’éditeur une fois ce délai atteint, pour avoir des nouvelles. Au moins, vous saurez. Mais si vous commencez à envoyer des mails toutes les semaines, à appeler une fois, deux fois… quinze fois… Votre manuscrit finira à la poubelle, et l’éditeur vous répondra que « malgré sa qualité, votre manuscrit n’a pas été retenu » parce qu’aucune maison d’édition n’a envie de travailler avec un harceleur.

Vous avez enfin reçu une réponse positive, votre roman va rencontrer son public !
Tout comme vous ne faites pas une fleur à l’éditeur en envoyant votre manuscrit, il ne vous fait pas une fleur en vous publiant. S’il le fait, c’est que votre livre a du potentiel. Ne prenez pas la grosse tête, mais ne vous engagez pas dans n’importe quoi. L’éditeur est une personne comme tout le monde, ne vous laissez pas impressionner.
Une fois votre contrat d’auteur entre les mains, il faut bien l’analyser. Quelles clauses sont abusives ? Comment savoir si l’éditeur ne vous arnaque pas ? Peut-on négocier ? On vous dit tout ça dans un prochain article !

Pour retrouver nos articles Aide & Conseils :

 

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