Fausse Idée reçue sur l’édition de votre manuscrit 2/2


Aide & Conseils, Maison d'Édition / dimanche, juillet 1st, 2018

Bienvenue pour la deuxième partie des fausses idées reçues sur l’édition de votre manuscrit ! Bon, nous espérons ne pas vous avoir complètement démoralisés, mais vous avoir fait bien comprendre ce qu’il en était réellement. Le monde de l’édition est difficile d’accès, il est vrai… Mais pas impossible !

Idée reçue n°6

Ça y’est, une maison d’édition à compte d’éditeur vous a dit le fameux OUI. Vous avez bien vérifié votre contrat avant la signature (à article à venir sur ce sujet), et maintenant vous explosez de joie ! Plus rien à faire sur ce chef d’œuvre, il est parfait ! FAUX.

À moins d’être l’écrivain du siècle, voire du millénaire, il y aura toujours des corrections à faire sur votre manuscrit. On ne se voile pas la face, tout auteur a corrigé des dizaines de fois ses écrits. Oui, même Balzac, Flaubert… Vous l’avez déjà corrigé si vous avez suivi nos conseils, mais il arrive que l’éditeur ait un avis bien précis sur ce qu’il faudrait modifier. Cela peut être un personnage trop superficiel, une incohérence, un travail sur la forme… Votre travail n’est pas (encore) terminé, et vous serez encore plus fier une fois le manuscrit corrigé et parfait !

Idée reçue n°7

Celle-ci, on la voit souvent passer ! Une fois le premier manuscrit édité, vous vous voyez déjà en slip faire un geste pas très catholique à votre boss que vous détestez en lui disant d’aller voir ailleurs ! Eh bien, désolés de vous décevoir… Mais c’est complètement FAUX.

Rares sont les auteurs qui vivent de leur plume, très très rares même. Les paiements des droits d’auteurs ont lieu en général une fois par an, vous n’aurez peut-être même pas d’à-valoir… Donc à l’année prochaine pour recevoir vos premiers droits ! De plus, selon la maison d’édition vous touchez 6 à 10% pour un premier manuscrit… Sur un livre broché en moyenne à 18€ vous toucherez donc maximum… 1€80. Aïe. Soyons fou, vous en vendez mille sur cette première année (assez rare pour un premier roman, soyons clair) vous allez gagner… 1 800€. Nous ne savons pas pour vous, mais en tout cas, on ne pourrait pas vivre un an avec cette somme. C’est un joli pactole, certes, mais pas assez pour vivre dessus.

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Idée reçue n°8

Cette idée reçue rejoint la précédente. Votre maman sera tellement fière lorsqu’elle vous verra passer à la télévision interviewés par Laurent Delahousse, oui, on image bien la scène on se l’est faite aussi. Mais… c’est FAUX.

Les best-sellers sont rares, encore plus avec une première parution. Notre plume s’affûte avec le temps, il faut vraiment, vraiment, vraiment beaucoup de chance pour en arriver à ce niveau-là. Nous aussi, on aurait bien aimé…

À moins que vous ne gagniez le prix Goncourt (et bon courage !) ou que vous soyez un génie de l’écriture, vous ne serez pas célèbres. En tout cas, pas tout de suite. Patience, peut-être qu’un jour vous serez la nouvelle Aurélie Valognes, le nouveau Michel Bussi.

Idée reçue n°9

Si je ne suis pas édité chez Gallimard, je claque la porte et je dis « non ! ». Une vraie édition c’est dans une grande maison d’édition, uniquement ! FAUX.

Eh bien là, on ne vous rejoint pas du tout. Certes, le jour où Gallimard nous proposera un joli contrat d’auteur on changera sûrement d’avis… Mais une petite maison d’édition aura plus à cœur de vous aider, de vous accompagner, si tant est qu’elle accepte. Les petites maisons sont plus difficiles car la rentabilité est obligatoire pour eux : il n’est pas possible de rattraper une publication peu rentable avec un best-seller… Ça les coulerait en un rien de temps.

C’est certain, c’est moins prestigieux. Il y a moins de chance de toucher du doigt le saint Graal qu’est le prix Goncourt. Mais, il faut bien commencer, non ? Et ce ne serait pas une grande joie de lancer la maison d’édition qui vous a accompagné depuis vos débuts comme Anna Gavalda et le Dilettante ? En tout cas, nous ça nous fait rêver.

Idée reçue n°10

Si la maison d’édition a accepté votre premier manuscrit, vous n’avez plus à vous en faire pour la suite, tout sera édité… C’est trop beau, non ? Évidemment, c’est FAUX.

Certaines maisons d’édition ajoutent sur leur contrat une clause de préférence. C’est à dire que vous devez lui présenter vos prochains manuscrits avant de les envoyer à d’autres. Comme ça, si elle veut vous éditer à nouveau, vous êtes quasiment obligés de repasser par elle. Cependant, cela ne veut pas dire qu’elle va vous éditer. Si ça se trouve, elle va bouder vos nouvelles idées et vous vous retrouverez avec un nouveau bébé sur les bras, à rechercher comme la première fois votre prochain éditeur. Rien n’est jamais gagné en édition !

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Nous espérons que ces idées reçues vous ont plues, n’hésitez pas à nous faire part d’autres questions sur le milieu de l’édition ou sur l’écriture de votre prochain chef d’œuvre.

Retrouvez la première partie de cet article ici !

 

4 réponses à « Fausse Idée reçue sur l’édition de votre manuscrit 2/2 »

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