Hello Les Plumes – Août 2018 partie 1


Hello Les Plumes, Les Plumes / mercredi, août 1st, 2018

Dans Hello Les Plumes d’août, nous allons exceptionnellement vous présenter deux auteurs… Les gagnants de notre concours en partenariat avec les Éditions de la Caravelle.

La première interview présentée sera celle d’Anaïs, que nous avions découverte au travers d’Alogie et qui a su doublement nous surprendre, vu qu’elle a également gagné le concours de nouvelles ! Encore toutes nos félicitations ! 

Bonjour. Je m’appelle Anaïs, j’ai tout juste 18 ans, et je suis actuellement étudiante en prépa BCPST dans l’optique d’intégrer une école vétérinaire. Que dire d’autre ? Écrire a toujours été une passion depuis toute petite, parmi pas mal d’autres.

Aussi loin que je me souvienne, je crois que j’ai commencé à écrire des petits trucs dès que j’ai su aligner des lettres les unes à la suite des autres pour former des mots, haha. Je me souviens de petites histoires écrites en CE1 je crois, bien, au travers desquelles la petite Anaïs de six ans s’indignait déjà contre l’abandon et la maltraitance animale.

Déjà oui ! Aujourd’hui, beaucoup moins. J’ai depuis longtemps passé l’âge des « Bonjour je m’appelle Guizmo et je suis un bébé labrador » haha, mais je ne sais pas si je saurais être assez subtile pour écrire des textes engagés de qualité.

Aujourd’hui, et depuis que j’écris « plus sérieusement », ce qui me motive est surtout l’échappatoire que l’écriture me procure. C’est un moyen, pour moi, de me couper de la vie quotidienne, de me recentrer sur un monde, des personnages et une histoire dont j’ai entièrement le contrôle. Cela m’a beaucoup aidée à reprendre le contrôle sur mes pensées lors d’une période assez difficile de ma vie, et depuis j’ai du mal à m’arrêter !

Durant tout le roman, le lecteur suit l’histoire de Louis, un jeune homme de vingt-sept ans atteint de schizophrénie, et de son aide-soignante attitrée, Claire. Sans vouloir en dire trop, disons que l’on suit le chemin de Louis qui se bat au quotidien contre sa maladie.

L’idée m’est venue dès mon entrée en seconde. J’avais quinze ans, et c’est environ à ce moment-là que je me suis beaucoup intéressée au fonctionnement du cerveau et aux diverses maladies qui peuvent le toucher. (Un peu glauque à quinze ans tu me diras haha.) La schizophrénie est la première pathologie sur laquelle je me suis penchée en détail, et l’idée d’écrire à ce sujet m’est tout de suite venue. Il m’aura fallu trois ans pour arriver à ce qu’Alogie est aujourd’hui, mais dès le début j’ai écrit dans le but de peindre le plus précisément possible la maladie. La schizophrénie ne se limite pas aux hallucinations auditives, et c’est principalement contre ce « cliché » que je voulais combattre.

Mais évidemment, être passionné par le sujet sur lequel on écrit est pour moi essentiel. J’estime qu’écrire sur un sujet dans lequel on a peu de connaissance ou qui ne nous intéresse pas est impossible, ou du moins ne mène qu’à un texte sans beaucoup d’intérêt.

Énormément, oui. Le plus difficile ? Je pense que ça a surtout été de dompter Louis. J’ai eu beaucoup de mal à lui trouver une personnalité qui me plaisait suffisamment. Depuis le début c’est mon personnage favori, et j’aime énormément travailler de son point de vue, mais c’est sans conteste celui qui m’a donné le plus de fil à retordre. Ceux qui ont lu la lettre que je lui ai écrire pour la première épreuve du concours l’ont, je pense, bien compris. C’est à cause de ce caractère indomptable et si complexe à définir que j’ai abandonné deux fois l’écriture d’Alogie, pour tout recommencer de zéro quelques mois plus tard parce que ça me manquait trop haha.

J’ai vraiment adoré les différentes épreuves. À la première lecture, toutes les trois m’ont semblées plutôt compliquées à approcher. Mais une fois lancée dans l’écriture, aucune ne m’a véritablement posé de problème particulier ! Je pense que c’est l’épreuve de LaVeriteDuCiel qui m’a demandé le plus de réflexion. Déjà que j’avais assez peu de temps à y consacrer la semaine durant laquelle elle a été lancée, changer complètement le caractère de Louis et le rendre « normal », vivant, capable d’éprouver d’autres sentiments que l’angoisse, a été un vrai défi.

Tout à fait, j’ai terminé l’écriture en avril dernier, mais je continue à revoir encore et encore le texte. L’histoire me tient tellement à coeur, à chaque relecture je retrouve toujours des phrases à revoir ou des détails à ajouter pour que le rendu soit le meilleur possible haha. Je n’ai pour l’instant aucun autre projet en cours. Je pense que je vais avoir beaucoup de mal à tourner la page Alogie. Mais l’invention commence à me manquer, je l’avoue. J’attends l’éclair de génie qui m’amènera une nouvelle idée toute fraîche !

Pas vraiment, je travaille surtout sur Word pour la relecture, puis, je re copie-colle les chapitres en ligne. Mais ce que je trouve pratique avec Wattpad, c’est le compteur de mots qui est un peu plus précis que sur Word. Ça m’aide pas mal pour me situer dans mes objectifs d’écriture, ou même pour voir l’évolution générale du roman.

Ahh non, je suis entièrement dépendante, c’est sûr. Je parlais juste pour les travaux de relecture que je fais en ce moment. Sans tous les commentaires d’encouragement que j’ai reçus au cours des trois dernières années, je pense que je n’en serai jamais arrivée à bout toute seule.

Oh, franchement ce serait mon rêve. Une publication représenterait la concrétisation de tout le travail que j’ai investi dans ce projet, le Saint Graal haha. Après, de là à dire que le manuscrit est prêt à être publié incessamment sous peu… Je pense qu’il est encore un peu tôt.

La première chose que je leur dirai, c’est qu’un tel projet requiert énormément de temps. Un roman, même de 100 pages comme c’est le cas pour Alogie, ne s’improvise pas. J’ai maintes fois essayé de commencer des projets sur un coup de tête, sans réflexion profonde, et résultat, aucun n’a trouvé de fin… En fait, maintenant, je commence toujours par imaginer la fin avant la trame principale de l’histoire. Une fois que je sais où je vais, le plan des différents chapitres se fait tout seul, et écrire est beaucoup plus agréable !

Je suis entièrement d’accord. Un auteur s’investit toujours personnellement dans ses écrits, rien qu’en s’inspirant de sa vie de tous les jours et de ses expériences. Pour moi, lire un livre, c’est plonger directement dans l’imagination de l’auteur, dans sa tête.

Pour retrouver nos autres découvertes, n’hésitez pas à jeter un œil aux œuvres sélectionnées du concours :

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